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lequabel
Description du blog :
Serge Beyer, journaliste scrutant les choses et les âmes pour les redessiner avec des mots...
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
07.07.2007
Dernière mise à jour :
18.08.2008
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N'EMPECHE !

Posté le 02.10.2007 par lequabel

Andrée était une architecte âgée et veuve. Elle vivait seule dans sa belle maison. Sa vie se déroulait entre écriture, livres et conférences. Elle avait bâti autour d'elle un mur de distance qui laissait aux autres peu de place pour s'infiltrer et venir lui tendre la main. Elle est morte d'une rupture d'anévrisme. Belle mort fulgurante. N'empêche… elle est restée sur le sol de son salon une semaine avant que l'on découvre son corps.

Anne était une artiste proche de la quarantaine, célibataire. Ecorchée vive, rebelle, insaisissable, elle peignait, écrivait ou créait sur son ordi au son de Mano Solo ou Noir Désir. Elle adorait la fête et les gens aussi, elle sortait pas mal dans des clubs rock pour écouter de la musique et connaissait le tout Bordeaux. N'empêche… personne ne s'est inquiété d'elle pendant quinze jours, avant qu'on la retrouve chez elle, suicidée.

Christophe était un éducateur autour de la cinquantaine, marié et papa comblé. Beaucoup de monde dans sa famille recomposée ; il était jeune grand-père par procuration. Toujours souriant et prêt à aider son prochain, c'était un être réconfortant et très entouré. N'empêche… à cause d'un problème au boulot, un soir en catimini, il s'est pendu !

Andrée, Anne, Christophe, trois néo-solitudes. Trois désespoirs de vies. Nous avons tous des problèmes à résoudre ; nous sommes tous égocentriques ; et plus ou moins mal dans nos peaux. N'empêche… nous faisons tous partie de la même fourmilière. Aussi, avant de pleurer et de regretter, jouissons de la vie, de nos parents, de nos amis autant que nous le pouvons. Soutenons-nous, pardonnons-nous, parlons-nous, écoutons-nous, aidons-nous, et prouvons-nous notre amour. Sans attendre ! Car n’empêche… il est déjà si tard !







--

Chez Maxim's !

Posté le 28.09.2007 par lequabel
L'une des dernières grandes maisons de disques (une "major" comme on dit) fait une fête ce soir. L'invitation est très sélective… et alléchante puisque la petite sauterie se déroule au mythique restaurant "Chez Maxim's" !

Quand j'arrive, tout fier d'être invité, on fait déjà la queue pour rentrer. Tout le beau monde branché de la musique est là, sur son 31. On repère de suite les stagiaires qui n'ont pas eu le temps de se changer ; l'air harassé par les tâches multiples et les heures à rallonge, le jean fatigué et l'air de ne pas comprendre où ils sont. Déjà on échange des accolades ou des regards en coin : "Je le connais lui, mais c'est qui ?"

A l'intérieur, je savoure les lieux et m'imprègne de l'histoire qu'ils véhiculent. Beaucoup de bois peint, une ambiance Belle Epoque, des miroirs rococo partout, des décors kitch (fleurs de lys à boules, statuettes-lampadaires, lustres en forme de parapluie retourné…), le tout entre ocre, marron et or. L'un des plafonds est une verrerie peinte, elle surplombe les banquettes rouges. On a dégagé pas mal de tables ce soir pour improviser une scène pour les "stars qui montent" qui doivent interpréter leurs "single du moment" !

Dans ce décor où le luxe dégueule d'un peu partout, la parade commence. Les jeunes donzelles sexy font des mines ou des sourires à tout va. De beaux jeunes hommes arborent une coiffure barbe à papa, alors que d'autres lissent savamment leur mèche tombant régulièrement sur leurs lunettes. Les serveurs en queue de pie s'affairent, plateaux d'amuse-gueule en main, alors que les barmen remplissent sans s'arrêter des flûtes de Champagne, étiquette Maxim's (qu'on leur livre des cuisines par douze et déjà ouverts pour aller plus vite) qui disparaissent du comptoir, englouties par la foule huppée qui s'agglutine vers le bar magique, comme une fourmilière qui a trouvé un morceau de viande à dépecer.

La musique martèle. Les gens circulent dans les trois salles. Madame la chef promo du label a la cinquantaine, mais s'est payé le kit complet de collagène pour faire plus jeune. Elle investit dans ses lèvres. Du coup, sa bouche de canard fait des sourires de parade, histoire de propager la bonne nouvelle. Celui-ci, la trentaine, planque son Sida sous un léger maquillage et un parfum Gaulthier, mais son regard pue la peur qu'il planque au fond de son âme. Cet autre, 25 balais, se la joue playboy : assez survolté, il souffle dans son portable dernier cri qu'il est overbooké et qu'il n'entend rien de toute façon. Sur la tête, ses lunettes de soleil rouge et jaune sont en exposition permanente. Faut dire qu'il fait si sombre ici et que, de toute façon, il pleut dehors depuis trois heures au moins, qu'elles semblent en effet totalement indispensables !

Miss "chef de produit" (tout un aveu, quand on parle en fait de "directeur d'artiste"), est fière de pavaner sa blondeur paille toute neuve ; monsieur l'ex-batteur de la Mano Negra parade, Champagne en main, alors que le DJ passe un vieux Blondie dans l'indifférence générale. Deux jeunes starlettes de la variété-de-consommation vérifient du coin de l'œil qu'on les voit bien. Leurs regards acides déchirent le chanteur de Luke qui dépasse tout le monde d'une tête et Laam (ex-gloire variét' reconvertie au R&B de rigueur), car ils sont plus connus qu'elles !

Toasts au foie gras, beignets de crevettes, moules farcies… Quelques morfales se gavent ouvertement au milieu des volutes de fumée qui s'épaississent de minute en minute, venant rougir nos yeux irrités et inonder nos poumons de nicotine. Vivement 2008, la prohibition !

Sur la mini-scène pompeuse "la sensation du moment" (une actrice qui chante… mal !) minaude en se tortillant, reproduisant à peu de choses près ce que fit Elli Medeiros dans les eigthies. Tout n'est qu'éternel recommencement ! "Remember to forget me and dont forget to remember this." Je n'y manquerais pas !

Les petits fours chauds défilent par plateaux. Bons, bien sûr. Le vin rouge est millésimé. Il coule à flot. Le ton monte. Les esprits commencent à s'embrumer. Un jeune hip hop man à casquette vissée sur la tête par dessus son foulard racaille, dialogue bruyamment avec un trentenaire cravaté qui sourit. Business ou histoire de cul ?

Un ancien gagnant de la "Nouvelle Star" à queue de cheval regarde tout le monde de haut. L'ex-stagiaire de la maison de disques devenu "chef de com" baille discrètement, le regard dans le vague, il se dit que, depuis le temps qu'il se tape des soirées de la sorte, il a passé l'âge de ce genre de branchitude à répétition.

Bien clinquants, les bijoux de la belle brune qui a soigné son décolleté pour mieux attraper dans ses filets le papi baveux qui s'intéresse de très prés à sa "future carrière" ! Madame et sa copine se font la gueule. Ca va barder en rentrant tout à l'heure ! Un joli couple hétéro se roule patins sur patins avec délice.

Des pâtisseries impecs accompagnent les îles flottantes qui se mangent dans des cuillères… en chocolat ! Tiens, revoilà le playboy à lunettes cigarette au bec. Ses yeux sont nettement plus rouges et sa chemise débraillée. Verre à la main, il regarde toujours à travers les gens, sans les voir, comme s'il cherchait quelqu'un… ou un autre verre !

Un rasta binoclard mâchant un chewing gum a l'air de tomber d'une autre planète ; un quinquagénaire pique du nez sur sa chaise alors que le possee black hip hop, issu du Secteur A, tente de faire lever les bras en l'air à un public un peu ensuqué. Dans le hall, un vieux beau s'écoute parler devant une minette en mini-jupe qui s'en tamponne totalement. Philippe Lavil fait une apparition sur le tard. Ca se congratule dans tous les coins, les bises claquent.

Et moi, sourire ironique en coin, qui prend des notes dans la pénombre, avec ma mèche violette et mes pompes en damier, je ne vaux certainement pas plus cher que mes congénères que je dissèque. Mais au moins, je ne me prends pas vraiment au sérieux !



Chronique d'une mort annoncée : 1982 - 2007.

Posté le 09.08.2007 par lequabel


Dimanche 5 août, Montréal, rue Sainte-Catherine.
D'abord, marcher pour marcher. De long en large. Humer l'atmosphère. Sentir les vibrations de ce lieu mythique. Se dire que c'est irrémédiable ; que l'on ne rentrera plus jamais ici. C'est en effet ce soir que meurt la salle de spectacle "Le Spectrum". L'endroit va être détruit sous peu. A sa place ? Un building et un magasin américain d'électronique. Super, c'est beau le progrès !

Arpenter encore le couloir qui mène à la salle. S'asseoir sur l'un des tabourets hauts. Monter les marches pour admirer une dernière fois du balcon les posters que l'on a si souvent vu sans les regarder (Jean Leloup, Sting, Laurie Anderson, Renaud, Marjo, Ben Harper, Paolo Conté…). Ils faisaient partie des meubles, mais ce soir, les meubles, on les brûle !

Entrer dans la salle. Revoir une dernière fois Laurent Saulnier des Francofolies à sa place habituelle : appuyé sur le mur du fond droit de la salle, près de la fontaine d'eau. Sourire triste. Rien à dire. S'approcher des internationalement connues petites lumières jaunes qui ornent encore les murs latéraux ce soir.

Sur l'écran de la scène défilent une vidéo rétrospective ("Poussière d'étoiles") des artistes venus offrir leurs âmes et leur tripes au public depuis quasiment 25 ans : Katherine, Camille, Jean-Pierre Ferland, les Wampas, les sœurs MacGarrigle, Paul Piché, Daniel Bélanger, Higelin, Police, Claude Dubois, Plume Latraverse, Céline Dion déguisée en Madonna, Stephan Eicher, Pagliaro, Marianne Faithfull et tant d'autres. Voir défiler dans sa tête les shows que l'on a pu voir dans ce lieu… essayer de s'en rappeler du moins ! Croiser dans la salle des artistes, des amis, des gens du milieu musical, des journalistes ou des visages inconnus venus tout simplement à cet enterrement. Tous ont une gravité intérieure en dénominateur commun. Comme un bout de soi qui disparaît, comme un morceau d'enfance qu'on fout à la poubelle.

Les rideaux sont tombés derrière la scène, le mur de brique apparaît. Michel Rivard se présente seul. Il commence par faire un sketche assez drôle (un Polonais parlant mal le français) avant de mettre en bocal "l'âme du Spectrum". Poétique et émouvant. Ensuite il entame le dernier titre live qui raisonnera dans la salle : "Shefferville". Un titre où il est question de la fermeture d'une ville minière dans le nord du Québec.
"La nuit tombe sur la ville Qui m'a donné le jour En novembre passé Ils ont fermé la mine J'ai vu pleurer mon père Sur la table de la cuisine C'était pas tant de perdre Une job assurée Que de voir s'évanouir le rêve De trente année. Aujourd'hui ça m'fait mal De voir tout le monde partir C'est icitte que j'suis né C'est là que j'veux mourir C'est pas moi qui peut changer le cours de la vie, si y a personne qui reste, j'vais partir moi aussi. Mais c'est moi qui veut fermer Les lumières de la ville…"
Au moment où il chante cette dernière phrase, il arrête net la chanson, et appuie sur un transformateur électrique qui était à côté de lui et, à ce moment précis, les petites lumières jaunes s'éteignent dans un silence de mort, puis les rideaux noirs qui les soutenaient tombent lentement. Murmures et cris dans le public. Les yeux des plus solides s'embrument. Et même si Ghislain Poirier prend le relais pour le "party" final, la salle se vide assez rapidement. La messe est dite.

Des chiffres et des êtres

Posté le 25.07.2007 par lequabel


Je t'ai vu l'autre jour quand tu regardais le ciel et les étoiles en te demandant s'il existait de la vie ailleurs et ce que tu pouvais bien faire là sur terre…

Tu l'as appris dans tes livres : il existe des milliards de galaxies qui abritent des milliards de systèmes solaires, de constellations d'étoiles, de planétoïdes… Déjà dans ta propre galaxie, il y a des millions de soleils autour desquels tournent des quantités infinies de planètes…

Pour ne parler que de ta Terre, celle dont tu as la charge, tu sais qu'elle est composée pour les trois-quart d'eau, qu'elle abrite six milliards d'individus répartis en 190 pays.

Les 24 fuseaux horaires que tu as inventés découpent ton espace-temps en heures, minutes et secondes. Mais le temps, pour toi, c'est quoi ? Tu en as une idée bien précise, mais pour ton chien ce même temps n'est déjà plus le même. Ni pour la fourmi que tu écrases, ni pour le papillon qui virevolte autour de toi… Et pour une cellule alors qu'en est-il ?

Et à l'intérieur de toi, sais-tu seulement ce qui se passe ? Dans tes cinq cents muscles, deux cents os, onze kilomètres de fibres nerveuses synchronisées qu'abrites-tu au juste ? Sais-tu par exemple que ton cerveau qui pèse à peu près un kilo trente contient treize milliards de cellules nerveuses ? Que dans tes cent mille kilomètres de veines, d'artères et de capillaires circulent cinq litres et demi de sang contenant vingt-deux milliards de cellules ? Et que chacune de ces cellules abrite des millions de molécules dans lesquelles des atomes oscillent plus de dix millions de fois par seconde ? Et que chaque seconde deux millions de tes cellules sanguines meurent pour laisser la place à deux millions de nouvelles cellules grâce à un processus de résurrection permanente ?

Alors, qui te dit que chacun de ces atomes n'est pas une galaxie de soleils, de planètes, de mondes infinis peuplés d'habitants regardant le ciel et les étoiles en se demandant s'il existe de la vie ailleurs et ce qu'ils peuvent bien faire là…

Comment me nommes-tu déjà ? Ah oui, "Univers". Mais t'es-tu déjà demandé : "uni vers quoi" ? Si seulement ça pouvait être comme le suggérait un de tes poètes-messagers* : "Unis vers l'Uni" !!!


* Michel Jonasz

LES YEUX D'ODETTE

Posté le 08.07.2007 par lequabel


Nous venons de dévaler les escaliers du balcon pour arriver au parterre. C’est la fin du show. Le placeur stylé et zélé veut nous empêcher d’entrer. J’implore en souriant : « C’est la dernière, on voyait mal ! ». Il se déride et nous ouvre la porte.

Après nous avoir secoué les émotions dans le shaker de ses chansons, nous faisant passer du sourire (avec ses réparties bourrées d’humour lancées entre les morceaux) aux frissons, voire aux larmes (sa reprise de « Quand on n’a que l’amour » ou « L’oubli », morceau traitant de la maladie d’Alzeimer…), La Dufresne, l’unique, la diva, s’apprête à descendre dans la salle pour toucher son public et lui chantant « Un souvenir heureux ».

Nous restons plantés, debout, au fond de la salle du Châtelet, où une foule embourgeoisée, mais chaleureuse vient de se rasseoir après plusieurs standing ovations… Fusionnant avec ses admirateurs, Diane prend un plaisir visible à ce moment de communion, d’échange de sourires, de regards, de poignées de mains ou de bises… Passant devant nous et me reconnaissant, elle me lance un « Hallo ! » complice, ensoleillé d’un sourire épanoui. Elle fait ainsi le tour de la salle pour rejoindre la scène. A ce moment, le public décide de se relever.

Sachant qu’elle serait autant surprise qu’heureuse de ma démarche, j’en profite pour saisir la main de mon amie Odette et l’entraîner avec moi au pied de la scène afin de mieux profiter du rappel à venir. Je la place devant moi pour qu’elle voit mieux. Et c’est à ce moment précis qu’elle se retourne pour me remercier d’un sourire. Un large sourire impressionnant qui révèle un regard émerveillé, radieux, illuminé ; des yeux d’enfant planqués derrière ses lunettes de grand-mère potentielle ; une étincelle que je n’avais jamais vue avant chez elle. La transfiguration du visage de cette femme d’environ soixante ans lui donne un air de môme le matin de Noël quand il découvre ses cadeaux… Ce fut un éclair, un flash de quelques secondes à peine, mais ce regard perçant, transporté de joie spontanée et inattendue, cette explosion joyeuse, ce moment de grâce intense et fugitif m’a ému aux larmes, me laissant incapable d’articuler un mot, et il va rester, je le sais, dans ma mémoire à jamais.

OU S'EN VONT ?

Posté le 08.07.2007 par lequabel


Chanson que j'ai choisie pour l'enterrement de mon père (1997).
Une blessure pas refermée...


Ou s'en vont ? Ou s'en vont ?
Tous ces potes qu'on aime, ces certaines affections.
Qu'on est long, qu'on est long
à dire les je t'aime qu'on pense quand ils s'en vont.
Où vont les gens qu'on aime quand ils s'en vont.
C'est pas vrai qu'ça s'arrête, ce s'rai trop con.

Les copines, les tontons
ces anges à nous, nos divines affections.
Qu'on est long, qu'on est long
à dire les je t'aime qu'on pense quand ils s'en vont.
Où vont les gens qu'on aime quand ils s'en vont.
C'est pas vrai qu'ça s'arrête, ce s'rai trop con.

Ou s'en vont ? Ou s'en vont ?
Tous ces potes qu'on aime, ces certaines affections.
Qu'on est long, qu'on est long
à dire les je t'aime qu'on pense quand ils s'en vont.
Où vont les gens qu'on aime quand ils s'en vont.
C'est pas vrai qu'ça s'arrête, ce s'rai trop con.

Michel Fugain

LES ENVAHISSEURS

Posté le 08.07.2007 par lequabel


Attention, ils sont partout !!! Ils te suivent sans relâche. Au supermarché, sur la route, pendant tes vacances, au boulot… même chez toi ! Parfois tu peux les voir, mais la plupart du temps, non. Alors c’est pas simple de les reconnaître, c’est vrai, mais en développant ton acuité et ton ressenti, tu devrais y arriver. Pour ça, une seule méthode : être à l’écoute des signes de la Vie. Entraîne toi, tu verras, c’est très simple si tu arrêtes de zapper les gens ou les choses qui t’arrivent comme tu le fais avec ta télé !

Un livre te tombe sous la main inopinément, une conversation avec un copain t’éclaire, une information d’apparence anodine t’arrive, une chanson à la radio retient ton attention, un rêve te tire du sommeil, une idée lumineuse t’arrive, un article t’attire l‘œil… c’est pas le hasard, ce sont EUX ! Ils agissent sans arrêt. Ils répondent à toutes tes questions, te donnent des indications, te font des signes, t’indiquent le chemin, assemblent le grand puzzle de la vie sous tes yeux… mais souvent tu passes à côté. Je te le dis, calme toi un peu et écoute : les Anges ont des choses à te dire ! Parfois tu les rencontreras chez les humains, mais tu ne les reconnaîtras pas forcément… vu que leurs ailes poussent à l’intérieur !!!

QUEL BEL AVENIR !

Posté le 08.07.2007 par lequabel

Je fais tout pour être politiquement correct, je m'accoquine à des scientifiques qui veulent bien témoigner en ma faveur, j'organise des conférences de presse pour me mettre tout le monde dans la poche, je fais même très bien la vierge effarouchée quand on m'accuse d'être un danger public ou quand on me dit que je remets en cause l'avenir de la santé mondiale. J'essaie de me faire discret, de passer incognito, mais c'est pas toujours facile ! Y'a toujours quelques grandes gueules pour manifester ou faire des actions d'éclat contre moi, juste au moment où l'inconscient collectif commence à m'accepter. Et y'a toujours un ou deux écolo de garde pour me dénicher partout où je me planque. Et si mon nom n'est pas affiché clairement, ils me dénoncent aux autorités. La barbe ! Aux Etats-Unis au moins, ils sont moins regardants : pas obligé d'écrire la moindre composition sur les boites d'aliments ou les produits surgelés. Comme ça au moins, on me gobe tout cru (ou tout cuit) sans même le savoir. Ils sont donc cool ces Ricains ! Le Français est vraiment trop tatillon ! Allez quoi mon p'tit Frenchy, tu t'es bien acclimaté à mes copains Pesticides à toutes les sauces, continue à faire l'autruche et tu finiras bien par t'accommoder à moi, ton gentil petit OGM chéri !

LES STONE & CHARDEN DES ANNEES 2000 !

Posté le 08.07.2007 par lequabel

Une reprise père et fils du "Porc... épique !" de Damien Robitaille (pardon Damien !)


Image ou texte alternatif

JE SUIS PARTOUT

Posté le 08.07.2007 par lequabel

Je suis assez contente de moi ! Petit à petit je réussis à m'immiscer partout. En tous lieux, en tout temps, et même chez toi… Je me suis installée dans tous tes recoins de ta vie. Faut dire que j'ai commencé tôt avec l'aide de tes parents, qui m'ont bien aidé. Ils m'ont semé en toi. Et plus tu as grandi, plus tu as cru en moi. Peu à peu, j'ai pris de l'importance. A l'école, je planais au-dessus de toi. Quand il a fallu choisir une voie, j'ai tout fait pour te dissuader d'écouter tes désirs profonds. Je me suis pas mal débrouillée : je t'ai finalement convaincu de laisser tomber ce chemin qui te plaisait tant et que tu voulais suivre. A présent, à ton travail aussi je suis à l'œuvre, je guette toutes tes pensées et je stoppe tout ce le positif qui pourrait m'effacer de ta mémoire, je suis tenace.

Surtout que j'ai beaucoup d'alliés pour arriver à mes fins. Mes amis sont là tout autour de toi pour que tu ne m'oublies jamais, pour te paralyser à la moindre défaillance. Ils sont à l'œuvre pour te maintenir sous mon emprise chaque jour : aux infos de matin, à la radio du midi ou la télé du soir. Ils me font grandir en toi. Même au cœur de tes croyances religieuses, je suis là, blottie. Et plus je me développe, plus tu te meurs. Aux autres d'abord, puis à toi-même. Et c'est là que ma victoire est totale : grâce à moi, non seulement tu es en guerre avec ta famille, tes voisins et la société, mais en plus tu te crées des maladies incurables qui te rongent à petit feu. De plus, ultime victoire, tu m'as déjà inoculé à tes enfants… Oui, je suis assez contente de moi, tout ira toujours de mal en pis tant que moi, la Peur, je règne sur le monde…
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