Publié le 22/05/2008 à 12:00 par lequabel
Bus pour Trafalgar Square. Car Londres, pour moi, c'est la ville où se cache "Mon Ange" à moi. Celui peint par Léonard de Vinci dans son tableau "La Vierge au rocher". Pas le tableau que l'on peut voir au Louvre (car il y a deux versions du même sujet), non celui de la National Galery, nettement plus beau à mon sens. C'est dans cette peinture que se trouve donc l'Ange pour lequel j'ai eu un véritable coup de foudre le jour où je l'ai vu. Je le trouve parfait de beauté, de pureté, il m'émeut, me touche, me parle. Au point de l'avoir baptisé du nom de mon propre ange gardien (Lécabel), d'en avoir fait le logo de ma société, et de me l'être tatoué sur le bras… Donc, première destination londonienne : le voir enfin en vrai au musée !
Et là, en arrivant à Trafalgar, le choc ! L'effigie géante qui orne la place pour signaler la Galery, n'est autre que lui, MON ange ! Pas loin de dix mètres de haut me regardant de son air doux. Impressionnant. L'émotion me submerge, moi, petite fourmi perdue dans cette place immense. Décidément, c'est le voyage des anges ce séjour !
Première galerie à gauche en rentrant au musée, "La Vierge au Rocher" est là. Majestueuse, sereine, lumineuse. Je reste planté devant pour m'en imprégner, pour m'immerger dans la toile. Sur la droite, mon ange regarde le Christ enfant. Au premier plan Saint Jean-Baptiste est un peu trop potelé et pas franchement réussi. Je lis la plaque explicative. Cette version du tableau est controversée, Vinci n'aurait pas peint l'ensemble, ses élèves auraient fait la plus grande partie. Lui se serait contenté de peindre seulement… l'ange !!!
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Publié le 22/05/2008 à 12:00 par lequabel
Londres, c'est la première fois que j'y mets les pieds. Et ça me plait bien. Je comprends finalement assez facilement la langue (enfin les rudiments), les gens me paraissent vraiment gentils, j'arrive à me diriger dans le métro (j'ai pris un passe pour la semaine), tout baigne. Je mange mes soupes chinoises à l'hôtel. En fait, j'avais pas besoin de porter de chauffe-thé, y'a une bouilloire et du thé en sachet a volonté dans ma chambre !
Premier soir, les Sparks passent à Carling Academy. Et là, quartier Islington, je le crois pas, la station de métro s appelle... ANGEL Station ! Et il y a de magnifiques ailes géantes très modernes pour m'accueillir devant l'entrée ! Genre l'Araignée de Louise Bourgeois. Splendide ! Ca présage du bon.
La salle doit contenir depuis 19 h plus de 800 spectateurs entassés près du stage où la première partie exaspère un peu. La tension monte. 21 h les voilà. J'ai choisi de démarrer avec l'album qui m'a fait découvrir les frères Mael : "Kimono my house". Comme je connais chaque note par cœur, et qu'apparemment je ne suis pas le seul, nous formons, avec le public, un immense chœur enthousiaste. Ca tourne vit au délire ! Tout le monde est heureux, et le groupe est impeccables ; la voix nickel, les musiciens rock béton. Je saute partout ! Je suis sur un nuage !!!
Publié le 22/05/2008 à 12:00 par lequabel
Ca commence par un grain de folie.
Comme bien souvent !
C'est mon ami Benji qui me dit il y a deux mois : "Sais tu que ton groupe adoré les SPARKS passent 21 jours à Londres ? Ils ont fait 21 albums, ils font 21 nuits : un album par soir !" Sûr qu'il faut être barré pour faire un truc pareil… Et sûr qu'il fallait pas me le dire deux fois. A barré, barré et demie !
Agenda. Savoir combien de jours je peux m'accorder in London. Ca sera 8. Trouver un voyage-hôtel pas cher. Me faire accréditer pour les concerts. Demander les plans londoniens aux copains. Faire la valise. Ne pas oublier des soupes chinoises déshydratées et le chauffe-thé car on me prédit une ville hors de prix. Et attendre fébrilement…
Ce groupe, en fait, est basé sur un duo. Les frères Mael. Ron, le binoclard qui tire toujours la gueule derrière ses synthés, et Russel, le dandy beau gosse, chanteur à la voix haut perchée comme personne. Aucun style ne leur résiste. Glam, pop, disco, rock, dance… Deux tubes surtout, la chanson-mitraillette "This town ain't big enough for both of us" et le sautillant "When I'm with you". Mais ça serait une erreur de les cantonner à ça. Ces deux-là s'approchent de la perfection musicale. Un seul de leur morceau pourrait se décomposer en trois titres chez le commun des rockers tellement les idées et les breack fusent dans leurs compositions. Et pas un album qui ressemble à l'autre. Bref un ovni musical inclassable frôlant le génie.
www.allsparks.com
Publié le 12/05/2008 à 12:00 par lequabel
Bouleversant. Ce film remue les tripes. Interroge sur le sens de la vie. Surtout sur ce que l'on en fait. Dupontel est formidable, comme à l'accoutumée. Exceptionnel, hors normes et si banal à la fois. Nous sommes émus, tenus en haleine. Après l'explication finale, on peut tout ré-interprèter. Comprendre. Accepter. Même les excès (et il y en a) trouvent leur sens. C'est une version possible d'un chemin que l'on pourrait soi-même emprunter si jamais…
Publié le 09/05/2008 à 12:00 par lequabel
Un "trio-à-corde" somptueux, une percussionniste endiablée, un DJ-scratcheur omniprésent, plus un chanteur épatant, sobre, mais qui fait tout de même un saut périlleux arrière à la débottée, et un écran de cinéma posé sur scène pour quelques moments d'ombres chinoises… tels sont les ingrédients d'un spectacle magnifique, qui reste en mémoire. L'un de ceux qui marquera 2008.
Musicalement, c 'est un univers totalement unique où s'enchevêtrent savamment un phrasé hip hop et des mélopées tantôt algériennes, tantôt africaines, tantôt chanson française. Textuellement, tout est là : les mots précis et incisifs, les idées fortes, les revendications sous-jacentes qui mènent à la réflexion, la remise en question, la vie de tous les jours et les grands idéaux, le recul et l'humour.
Le chant-phrasé en français est limpide, fort, le beat peut même se faire ragga ou caresse. Se crée alors une osmose avec le public, comme rarement vue ; et ce, sans démagogie aucune. Une énergie positive transporte tout le monde dans une joyeuse transe : "Danser, chanter jusqu'à plus d'heure, pour aller faire tomber des murs" ! Oui, je suis fier et content que Longueur d' Ondes ait osé Kwal en couverture ! C'est définitivement un grand groupe !
(Photo Caroline Dall'O)
Ecouter : http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendID=120319432
Film-entrevue avec extraits du live sur le site : http://www.kwal.fr/
Publié le 05/05/2008 à 12:00 par lequabel
Du plus loin que ma vie se souvient, tu étais là.
Et ce surnom, au départ un peu ridicule, avait fini par t'habiller comme un gant.
Tout le quartier l'avait adopté.
Enfant, je te revois veiller sur moi quand mes parents me laissaient à ta boutique "Fioul et charbon" ! Les pièces de 5 Francs pour m'acheter des bombecs. Ton sourire bienveillant. Ton bonheur resplendissant avec l'homme qui embellissait ta vie. Pierre. Votre amour simple et si fort, comme un phare, un repaire, dans ce monde qui coule.
Ado, je te revois m'écouter. Me laisser parler. Près de toi, tout était simple, limpide. Ton érudition forçait le respect. Tu survolais la bêtise humaine que tu côtoyais pourtant quotidiennement. Comment résistais-tu ?
Adulte je te revois me secourir dans les conflits que j'affrontais avec ma mère. Et m'essuyer les larmes à la disparition de mon père. Je t'entends me parler de lui avec respect et admiration. M'apprendre qui il était.
Je revois aussi ta détresse quand Pierre est parti. Ton anéantissement. Ton envie d'aller le rejoindre. Vite. Ta lassitude de la vie. Mais ta foi ! Etonnante, ébouriffante, intelligente. Et toujours ce sourire. Un peu triste, mais toujours prêt à donner, à aimer sans condition.
Puis je revois ta descente à petits pas vers cette maladie qui ronge les souvenirs. Mon refus d'y croire. Ma présence quotidienne, jusqu'au jour du départ vers la maison de retraite médicalisée.
Je suis venu quelques fois, mais je ne me sentais plus inutile. Jusqu'au jour où voir l'irrémédiable s'installer en toi, m'a fait trop mal. Alors, lâche que je suis, pour ne pas souffrir, j'ai préféré ne plus venir, te sachant veillée et en paix.
Jean-Pierre, mon frère, lui, n'a jamais faibli. Il t'est resté fidèle. Et même si tu ne le reconnaissais plus vraiment, tu lui souriais, tu lui prenais la main, car ton âme, elle, le reconnaissait. Et me reconnaissait à travers lui. Et ce soir, à 7 heures, ton chiffre favori, il était encore là, à te tenir la main, pour ton dernier souffle.
Ma Pépette, je souhaite que les Anges te redonnent la mémoire. Qu'enfin tu retrouves ton Pierre qui t'attendait sur le perron. Que vos âmes jumelles s'enlacent pour l'éternité. Et je t'en prie, va faire la bise à papa pour moi. Dis lui qu'il me manque. Comme tu me manques déjà.
Serge 2 mai 2008
Publié le 01/05/2008 à 12:00 par lequabel

"Nature, animal, homme, nous faisons partie d'une même chaîne." C'est Yann Arthus-Bertrand qui m'affirme ça les yeux dans les yeux dans sa série d'émissions "Vu du ciel". Et il me le prouve par l'exemple filmé, par des chiffres clairs, par des massacres hallucinants qui défilent sous mes yeux embués. Et à chaque fois, l'unique responsable, c'est l'homme. Et même si l'espoir est toujours mis en évidence par Yann, si certaines rencontres avec de géniaux idéalistes qui veulent changer les mentalités (et le monde) font plaisir à voir, le sentiment général que me donnent ces émissions, c'est la honte. Honte de la barbarie humaine, de notre cruauté, de notre égoïsme, honte de nos choix planétaires qui nous font foncer dans le mur, honte de notre indifférence généralisée. Ca me fout la nausée. J'ai aussi bien sûr honte de certains de mes choix quotidiens qui me font participer à cette destruction mondiale, honte de me laisser abuser par les placebos que l'on me refourgue pour endormir ma conscience, honte de ne pas agir plus que je ne le fais, de ne pas assez me rebeller… J'ai mal à l'homme. Et je me dis que c'est vraiment la pire espèce qui soit sur cette planète, et qui finalement notre disparition sera un bienfait.
Publié le 17/03/2008 à 12:00 par lequabel
13 / 15 mars Paris
Trois soirées qui filent la banane ! Les Acadiens sont joyeux, simples, directs, ils ont le sens de la fête. C'est donc sans tralala, que le public embarque rapidement et participe, conquis. La lumineuse Ang!èle Arsenault, seulement au piano, émeut autant qu'elle sait faire rire, passant de "Grand Pré" à "Moi j'mange" en un clin d'œil. Marcella Richard embarque tout le monde avec entrain à Mont-Carmel, son village natal de l'Ile-du-Prince-Édouard. Ronald Bourgeois balade sereinement son folk-blues. Danny Boudreau, entre tendresse et nostalgie, évoque Michel Rivard par moments… La Virée, groupe fougueux et énergique, s'inspire du trad pour lorgner vers le folk et le rock. Pascal Lejeune, aux textes aussi affûtés que son humour pince-sans-rire, se la joue revival Bois Vian / rive gauche. Avec succès. Paul Hébert et son band font du country-bluegrass en français, à cinq sur scène, dont un guitariste… de 17 ans ! Revenez quand vous voulez, chaleureux Acadiens, votre sourire de l'âme nous contamine vraiment !
Publié le 17/03/2008 à 12:00 par lequabel
Publié le 17/03/2008 à 12:00 par lequabel