Publié le 25/07/2007 à 12:00 par lequabel
Je t'ai vu l'autre jour quand tu regardais le ciel et les étoiles en te demandant s'il existait de la vie ailleurs et ce que tu pouvais bien faire là sur terre…
Tu l'as appris dans tes livres : il existe des milliards de galaxies qui abritent des milliards de systèmes solaires, de constellations d'étoiles, de planétoïdes… Déjà dans ta propre galaxie, il y a des millions de soleils autour desquels tournent des quantités infinies de planètes…
Pour ne parler que de ta Terre, celle dont tu as la charge, tu sais qu'elle est composée pour les trois-quart d'eau, qu'elle abrite six milliards d'individus répartis en 190 pays.
Les 24 fuseaux horaires que tu as inventés découpent ton espace-temps en heures, minutes et secondes. Mais le temps, pour toi, c'est quoi ? Tu en as une idée bien précise, mais pour ton chien ce même temps n'est déjà plus le même. Ni pour la fourmi que tu écrases, ni pour le papillon qui virevolte autour de toi… Et pour une cellule alors qu'en est-il ?
Et à l'intérieur de toi, sais-tu seulement ce qui se passe ? Dans tes cinq cents muscles, deux cents os, onze kilomètres de fibres nerveuses synchronisées qu'abrites-tu au juste ? Sais-tu par exemple que ton cerveau qui pèse à peu près un kilo trente contient treize milliards de cellules nerveuses ? Que dans tes cent mille kilomètres de veines, d'artères et de capillaires circulent cinq litres et demi de sang contenant vingt-deux milliards de cellules ? Et que chacune de ces cellules abrite des millions de molécules dans lesquelles des atomes oscillent plus de dix millions de fois par seconde ? Et que chaque seconde deux millions de tes cellules sanguines meurent pour laisser la place à deux millions de nouvelles cellules grâce à un processus de résurrection permanente ?
Alors, qui te dit que chacun de ces atomes n'est pas une galaxie de soleils, de planètes, de mondes infinis peuplés d'habitants regardant le ciel et les étoiles en se demandant s'il existe de la vie ailleurs et ce qu'ils peuvent bien faire là…
Comment me nommes-tu déjà ? Ah oui, "Univers". Mais t'es-tu déjà demandé : "uni vers quoi" ? Si seulement ça pouvait être comme le suggérait un de tes poètes-messagers* : "Unis vers l'Uni" !!!
* Michel Jonasz
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Publié le 08/07/2007 à 12:00 par lequabel
Nous venons de dévaler les escaliers du balcon pour arriver au parterre. C’est la fin du show. Le placeur stylé et zélé veut nous empêcher d’entrer. J’implore en souriant : « C’est la dernière, on voyait mal ! ». Il se déride et nous ouvre la porte.
Après nous avoir secoué les émotions dans le shaker de ses chansons, nous faisant passer du sourire (avec ses réparties bourrées d’humour lancées entre les morceaux) aux frissons, voire aux larmes (sa reprise de « Quand on n’a que l’amour » ou « L’oubli », morceau traitant de la maladie d’Alzeimer…), La Dufresne, l’unique, la diva, s’apprête à descendre dans la salle pour toucher son public et lui chantant « Un souvenir heureux ».
Nous restons plantés, debout, au fond de la salle du Châtelet, où une foule embourgeoisée, mais chaleureuse vient de se rasseoir après plusieurs standing ovations… Fusionnant avec ses admirateurs, Diane prend un plaisir visible à ce moment de communion, d’échange de sourires, de regards, de poignées de mains ou de bises… Passant devant nous et me reconnaissant, elle me lance un « Hallo ! » complice, ensoleillé d’un sourire épanoui. Elle fait ainsi le tour de la salle pour rejoindre la scène. A ce moment, le public décide de se relever.
Sachant qu’elle serait autant surprise qu’heureuse de ma démarche, j’en profite pour saisir la main de mon amie Odette et l’entraîner avec moi au pied de la scène afin de mieux profiter du rappel à venir. Je la place devant moi pour qu’elle voit mieux. Et c’est à ce moment précis qu’elle se retourne pour me remercier d’un sourire. Un large sourire impressionnant qui révèle un regard émerveillé, radieux, illuminé ; des yeux d’enfant planqués derrière ses lunettes de grand-mère potentielle ; une étincelle que je n’avais jamais vue avant chez elle. La transfiguration du visage de cette femme d’environ soixante ans lui donne un air de môme le matin de Noël quand il découvre ses cadeaux… Ce fut un éclair, un flash de quelques secondes à peine, mais ce regard perçant, transporté de joie spontanée et inattendue, cette explosion joyeuse, ce moment de grâce intense et fugitif m’a ému aux larmes, me laissant incapable d’articuler un mot, et il va rester, je le sais, dans ma mémoire à jamais.
Publié le 08/07/2007 à 12:00 par lequabel
Chanson que j'ai choisie pour l'enterrement de mon père (1997).
Une blessure pas refermée...
Ou s'en vont ? Ou s'en vont ?
Tous ces potes qu'on aime, ces certaines affections.
Qu'on est long, qu'on est long
à dire les je t'aime qu'on pense quand ils s'en vont.
Où vont les gens qu'on aime quand ils s'en vont.
C'est pas vrai qu'ça s'arrête, ce s'rai trop con.
Les copines, les tontons
ces anges à nous, nos divines affections.
Qu'on est long, qu'on est long
à dire les je t'aime qu'on pense quand ils s'en vont.
Où vont les gens qu'on aime quand ils s'en vont.
C'est pas vrai qu'ça s'arrête, ce s'rai trop con.
Ou s'en vont ? Ou s'en vont ?
Tous ces potes qu'on aime, ces certaines affections.
Qu'on est long, qu'on est long
à dire les je t'aime qu'on pense quand ils s'en vont.
Où vont les gens qu'on aime quand ils s'en vont.
C'est pas vrai qu'ça s'arrête, ce s'rai trop con.
Michel Fugain
Publié le 08/07/2007 à 12:00 par lequabel
Attention, ils sont partout !!! Ils te suivent sans relâche. Au supermarché, sur la route, pendant tes vacances, au boulot… même chez toi ! Parfois tu peux les voir, mais la plupart du temps, non. Alors c’est pas simple de les reconnaître, c’est vrai, mais en développant ton acuité et ton ressenti, tu devrais y arriver. Pour ça, une seule méthode : être à l’écoute des signes de la Vie. Entraîne toi, tu verras, c’est très simple si tu arrêtes de zapper les gens ou les choses qui t’arrivent comme tu le fais avec ta télé !
Un livre te tombe sous la main inopinément, une conversation avec un copain t’éclaire, une information d’apparence anodine t’arrive, une chanson à la radio retient ton attention, un rêve te tire du sommeil, une idée lumineuse t’arrive, un article t’attire l‘œil… c’est pas le hasard, ce sont EUX ! Ils agissent sans arrêt. Ils répondent à toutes tes questions, te donnent des indications, te font des signes, t’indiquent le chemin, assemblent le grand puzzle de la vie sous tes yeux… mais souvent tu passes à côté. Je te le dis, calme toi un peu et écoute : les Anges ont des choses à te dire ! Parfois tu les rencontreras chez les humains, mais tu ne les reconnaîtras pas forcément… vu que leurs ailes poussent à l’intérieur !!!
Publié le 08/07/2007 à 12:00 par lequabel

Je fais tout pour être politiquement correct, je m'accoquine à des scientifiques qui veulent bien témoigner en ma faveur, j'organise des conférences de presse pour me mettre tout le monde dans la poche, je fais même très bien la vierge effarouchée quand on m'accuse d'être un danger public ou quand on me dit que je remets en cause l'avenir de la santé mondiale. J'essaie de me faire discret, de passer incognito, mais c'est pas toujours facile ! Y'a toujours quelques grandes gueules pour manifester ou faire des actions d'éclat contre moi, juste au moment où l'inconscient collectif commence à m'accepter. Et y'a toujours un ou deux écolo de garde pour me dénicher partout où je me planque. Et si mon nom n'est pas affiché clairement, ils me dénoncent aux autorités. La barbe ! Aux Etats-Unis au moins, ils sont moins regardants : pas obligé d'écrire la moindre composition sur les boites d'aliments ou les produits surgelés. Comme ça au moins, on me gobe tout cru (ou tout cuit) sans même le savoir. Ils sont donc cool ces Ricains ! Le Français est vraiment trop tatillon ! Allez quoi mon p'tit Frenchy, tu t'es bien acclimaté à mes copains Pesticides à toutes les sauces, continue à faire l'autruche et tu finiras bien par t'accommoder à moi, ton gentil petit OGM chéri !
Publié le 08/07/2007 à 12:00 par lequabel
Une reprise père et fils du "Porc... épique !" de Damien Robitaille (pardon Damien !)
Publié le 08/07/2007 à 12:00 par lequabel
Je suis assez contente de moi ! Petit à petit je réussis à m'immiscer partout. En tous lieux, en tout temps, et même chez toi… Je me suis installée dans tous tes recoins de ta vie. Faut dire que j'ai commencé tôt avec l'aide de tes parents, qui m'ont bien aidé. Ils m'ont semé en toi. Et plus tu as grandi, plus tu as cru en moi. Peu à peu, j'ai pris de l'importance. A l'école, je planais au-dessus de toi. Quand il a fallu choisir une voie, j'ai tout fait pour te dissuader d'écouter tes désirs profonds. Je me suis pas mal débrouillée : je t'ai finalement convaincu de laisser tomber ce chemin qui te plaisait tant et que tu voulais suivre. A présent, à ton travail aussi je suis à l'œuvre, je guette toutes tes pensées et je stoppe tout ce le positif qui pourrait m'effacer de ta mémoire, je suis tenace.
Surtout que j'ai beaucoup d'alliés pour arriver à mes fins. Mes amis sont là tout autour de toi pour que tu ne m'oublies jamais, pour te paralyser à la moindre défaillance. Ils sont à l'œuvre pour te maintenir sous mon emprise chaque jour : aux infos de matin, à la radio du midi ou la télé du soir. Ils me font grandir en toi. Même au cœur de tes croyances religieuses, je suis là, blottie. Et plus je me développe, plus tu te meurs. Aux autres d'abord, puis à toi-même. Et c'est là que ma victoire est totale : grâce à moi, non seulement tu es en guerre avec ta famille, tes voisins et la société, mais en plus tu te crées des maladies incurables qui te rongent à petit feu. De plus, ultime victoire, tu m'as déjà inoculé à tes enfants… Oui, je suis assez contente de moi, tout ira toujours de mal en pis tant que moi, la Peur, je règne sur le monde…
Publié le 08/07/2007 à 12:00 par lequabel
Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître… Quoique… Starmania, le conte musical de Michel Berger et Luc Plamondon est bien inscrit dans l’inconscient collectif, non ? Voyons un peu ce qu’ils écrivaient en 1978 : « Quand tout le monde dort tranquille, dans les banlieues-dortoirs, c’est l’heure où les zonards descendent sur la ville… Le soir on change de peau et on frappe au hasard… Qui met le feu aux buildings ? C’est toujours les zonards ! On agit sans mobile, ça vous paraît bizarre ? C’est peut-être par désespoir… » Ca vous fait penser à quelque chose de récent ? Et ce businessman qui a «du succès dans ses affaires » et son « bureau en haut d’une tour » d’où il contrôle son univers et qui devient président… ne serait-il pas Italien par hasard ? Quant au triste constat « Stone, le monde est stone », est-il besoin d’en rajouter ?
Il y a cependant un problème non élucidé à ce jour concernant Starmania… Sur le double 33 tours de l’époque (oui, ces ronds de vinyles noirs avec un trou au milieu… encore pour les moins de 20 ans… quoique…) et dans le spectacle originel qui a suivi au Palais des Congrès, il y avait une fin, une solution ! Résumons l’histoire. L’humanité, en pleine élection planétaire (le businessman cité plus haut face à un écolo) ne rêvait que d’une chose : avoir son heure de gloire et passer à la télé dans l’émission Starmania, se foutant des révoltes des banlieues qui mettaient les villes à feu et à sang (Satrmania, Satr’Ac, même combat ?). Or, le jour de l’élection, gagnée comme il se doit par le plus riche (pourquoi vous croyez encore aux happy-end ?) apparaissait dans le décor soit un extraterrestre (dans le disque c’est le rôle de René Joly), soit, le fantôme de Balavoine-zonard-assassiné-par-la-police (dans le spectacle) qui délivraient ce message à l’humanité : « Habitants de la planète Terre, vous n’êtes pas seuls dans le monde. A des millions d’années lumières nous avons su capter vos ondes. Mais qu’est ce que c’est que cette Starmania ? Vous vous prenez pour qui, pour quoi ? Je vous trouve bien ridicules, bien minuscules. Vous n’avez encore rien compris, avec vos bombes et vos fusils vous êtes tout petits, petits… »
Par la suite ce rôle a complètement disparu du spectacle comme du disque (essayez donc de trouver « L’air de l’extraterrestre » dans les rééditions CD). Pourquoi ? Seul Plamondon pourrait nous le dire aujourd’hui. En tout cas, ces visionnaires de notre présent actuel ont volontairement rayé l’espoir, la solution, de l’histoire. Et pourtant, on en a plus que jamais besoin ici et maintenant. Alors luttons pour la venue d’un quelconque extraterrestre qui viendrait remettre les pendules à l’heure sur terre. Et puis tiens, tant qu’on y est, je pense que l’on se contenterait même d’un terrestre extra !
Publié le 08/07/2007 à 12:00 par lequabel

Ca fait quelques années que je t’observe, que je t’aime, te soutiens en toute circonstances et sans rechigner. Mais toi, m’as-tu déjà prêté vraiment attention ? Parce que sans moi, ton corps, t’es foutu ! Tu n’es plus qu’esprit et ne peux plus agir. Regarde à l’intérieur de toi comme chaque cellule n’a qu’une envie : que tu fonctionnes à merveille ! Pour cela, chacun fait ce qu’il a à faire avec amour et paix. En toi, pas de chef, pas d’argent, pas d’opprimés, les biens (comme l’oxygène l’eau et les aliments), circulent librement et sont partagés équitablement. Tout le monde en profite sans exception de tes cheveux aux orteils ! Chacun travaille, mais personne ne se bat. Crois-tu que ta main gauche est jalouse de la droite ? Qu’elle va lui faire la guerre ? La détruire ? Nous n’avons qu’un but : que la machine fonctionne sans que personne ne soit lésé. L’intérêt général prime sur l’intérêt particulier, nous préférons magnifier le bien-être général. Et si un accident survient (coupure, brûlure, microbe…), nous nous liguons et luttons tous ensemble pour que la plénitude reviennent au plus vite. Oui tu vois, ça fait des années que je te vois agir alors, j’ai une simple question à te poser. Réfléchis bien : quand tu observes ton propre fonctionnement et que tu constates l’harmonie parfaite qui règne en toi, pourquoi n’appliques-tu pas tout simplement la même façon de fonctionner à ton entourage, ta famille, ta ville, ton pays, ta planète ?
Publié le 08/07/2007 à 12:00 par lequabel
Je suis un globule. Rouge. La vie est combat. C’est comme ça. Parfois je me dis qu’il y a peut-être un ailleurs que ce labyrinthe où je me débats. Mais non, c’est impossible, je connais les parois de l’univers : elles sont solides, on ne peut pas s’échapper du Tunnel Infini. En dehors, il n’y a rien, c’est le néant, j’en suis certain !
Je suis sable. Grain. La vie est érosion. Je m’étiole peu à peu. Parfois je rêve que je bouge, que j’avance tout seul, sans que le vent me pousse. Mais non, je connais l’univers, lui seul bouge autour de moi. Je sais bien que c’est impossible de se déplacer tout seul, d’être autonome !
Je suis poisson. Mérou. La vie est liberté. Mais danger aussi. Parfois je crois qu’il y a un autre monde au-dessus de moi. Alors je suis allé voir à la fin de l’univers. J’ai même sorti la tête, pour voir. Et j’ai compris que c’est impossible qu’il existe quoi que ce soit d’autre ailleurs : c’est irrespirable !
Je suis chat. « Némo », qu’ils m’appellent les Dieux. La vie est douceur. Le monde petit, mais réconfortant. Parfois, quand les Dieux disparaissent, je vais voir aux frontières de verre : en bas je vois des univers qui bougent, qui font du bruit et qui m’effraient. Mais c’est impossible de vivre dans cet enfer ! Comment font les Dieux pour affronter ça ?
Je suis un homme. Blanc. La vie est mystère. Parfois, je me dis qu’il existe quelque chose de plus grand que moi. Mais non, c’est impossible ! Je connais déjà toutes les planètes par leurs noms ; je sais tout. En dehors de l’univers, il n’y a rien, c’est le néant, j’en suis certain…. A moins que… A moins que la terre ne soit finalement qu’un grain de sable. Ou que je ne sois moi-même que globule. Rouge. Ou blanc.